par Tous Philo

Articles de cet auteur

Café-philo des Trois-Cités du 14 avril 2006 au CSC du Clos Gauthier à Poitiers

8 personnes présentes.

Sujets proposés :

  1. La téléréalité nous montre t-elle la réalité ? [1]
  2. Être serein est ce obtenir un équilibre entre donner et recevoir ? [4]
  3. Doit-on toujours dire ce que l’on pense ? [6] sujet débattu
  4. Peut on tout pardonner en retissant des liens ? [3]

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Pour la publication rapide d’Apprendre en philosophant

Le livre « Apprendre en philosophant » que je coordonne (Document : Apprendre en philosophant) et (Article : Apprendre en philosophant) qui devait déjà paraître en septembre 2005 et être enfin publié avant le 14 avril est prévu seulement pour le mois de juin…

Je vis cela comme de la censure déguisée. Car, après les vicissitudes de l’organisation du colloque Nouvelles pratiques il y a un an (Cf. Document : Histoire du colloque) et de l’échec qu’il y a eu à toutes les tentatives d’empêcher le développement de ces pratiques du côté de Poitiers puisque la philo avec les enfants y est plutôt florissante, il semblerait que les aigreurs de l’institution se soient focalisées sur cette publication.

Je me dis donc, si toutefois vous jugez que la publication de cet ouvrage est une cause honorable, que, à l’instar des étudiants et lycéens, on fasse une action directe : Pourquoi chacun d’entre nous n’enverrait pas un mail personnalisé au directeur du CRDP de Poitou-Charentes avec en copie conforme le recteur de l’académie de Poitiers et le directeur du CNDP pour s’enquérir des raisons d’un tel retard et avoir des nouvelles de la date véritable de publication ?

Pour évaluer votre nombre et votre motivation je vous propose de signer la pétition électronique liée à cet article. Je vous donnerai ensuite les adresses électroniques de ces trois personnes.

Mode d’emploi :

Dans le formulaire à droite, saisissez votre nom et donnez votre adresse électronique. Écrivez, si vous le souhaitez, un commentaire. Il est fortement conseillé d’indiquer vos ou votre titre. Faites « valider ». Vous recevrez automatiquement un message de confirmation dans votre boîte mél. Suivre les consignes qui y sont. SI LE MESSAGE DE CONFIRMATION NE VOUS PARVIENT PAS DANS LES 5’veuillez refaire une demande via le formulaire.

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Paru : Apprendre en Philosophant

Coordonné par Jean François CHAZERANS et écrit en collaboration avec des enseignants praticiens et des participants de « Café-philo », cet ouvrage a pour ambition d’aider tous ceux qui souhaiteraient commencer des activités philosophiques dans leur classe ou les prolonger.

Un ouvrage qui répond à une réelle attente

Les programmes de philosophie parus au BO du 19 juin 2003, précisent que l’objectif de l’enseignement de la philosophie est, tout autant que l’acquisition d’une culture philosophique initiale, de « favoriser l’accès de chaque élève à l’exercice réfléchi du jugement », et de développer « l’aptitude à l’analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle. Il contribue ainsi à former des esprits autonomes, avertis de la complexité du réel et capables de mettre en œuvre une conscience critique du monde contemporain. »

Pour une pratique vivante du dialogue philosophique en classe Dans le cadre de cette démarche pédagogique, la pratique du dialogue philosophique est conçue comme un moyen d’aider les élèves à appréhender ensemble, à partir de leurs propres questionnements, – et ce grâce à un intervenant extérieur – des notions et des problématiques d’ordre philosophique. Cette démarche permet d’élargir la pratique philosophique à d’autres niveaux d’apprentissage que la terminale, d’établir des passerelles entre les disciplines, et de proposer des outils pratiques pour la vie scolaire dans les établissements.

L’ouvrage met l’accent sur la philosophie comme questionnement qui concerne autant le praticien, dans sa démarche de pédagogue (« Comment commencer ? »), que les élèves dans leur apprentissage de la démarche philosophique. Il aborde également de nombreuses questions pratiques : « Comment vont se dérouler les séances ? », « Comment ça se passe ? ». Les exemples sont choisis à partir de scripts de débats. Ils reflètent la valeur des échanges, mais peuvent aussi mettre en relief les difficultés et le rôle indispensable de l’intervenant dans la relance du dialogue.

Où trouver ce document ?

Canopé – Solutions Documentaires : Cyberlibrairie CRDP Poiters
6  rue Sainte-Catherine
86034 Poitiers cedex

Librairie de l’Éducation
13 rue du Four
75006 Paris

Librairies du réseau SCEREN
Infos pratiques :

  • Support  : Ouvrage de 118 pages
  • Parution : Octobre 2006
  • Référence  : 860B8442

Éditeur :
CRDP de Poitou-Charentes
6 rue Sainte-Catherine
86034 Poitiers cedex
Prix : 16,00 €

Contact presse :
Iris Maugin => iris.maugin@ac-poitiers.fr – Tél: 05 49 60 35 13

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Café-philo du 12 avril 2006 au Gil bar à Poitiers

19 personnes présentes.

Sujets proposés :

  1. L’histoire nous apprend t’elle à vivre ? [4]
  2. La pensée nous empêche-t-elle d’agir ? [4]
  3. Peut-il y avoir un monde meilleur ? [10]
  4. Tricher c’est jouer [2]
  5. Faut-il être con pour être pauvre dans un pays riche ? [5]
  6. L’écologie est-elle un luxe de pays riche ? [8]
  7. L’enantodromia gouverne-t-elle le monde ? [12] sujet débattu.

Androgynie psychique.

Le nom d’Héraclite est surtout retenu en philosophie pour sa doctrine du devenir et de la lutte des contraires. Le monde est une perpétuelle lutte des contraires. La vie et la mort, la beauté et la laideur, le sec et l’humide, tissent la réalité du monde, Ainsi en est du féminin et du masculin. De leurs luttes et de leurs synthèses est issu notre monde. Les contraires s’accordent et la belle harmonie naît de ce qui diffère […].Héraclite a découvert la plus remarquable loi psychique, celle de la fonction régulatrice des contraires ; il l’avait appelée enantiodromia et voulait dire par X a que tout passe une fois a son contraire.

Pour Jung, l’énergie qui anime tout être humain est produite par cette lutte des opposés qui se rencontrent sous forme de confrontation. Tout extrême psychologique renferme en secret son contraire et se trouve de quelque manière en proche et essentielle relation avec lui. C’est même de ce contraire qu’il attire la dynamique qui lui est particulière. Pour Jung, cette rencontre sous forme de lutte des contraires ne représente pas un fait psychologique parmi d’autres ; elle est au fondement même de la vie et de toute forme d’activité psychique. Sans ce rapport de force, notre esprit se trouve en parfait déséquilibre. Seule cette rencontre des opposés peut rétablir l’équilibre. Cette lutte se fait à tous les niveaux : entre la persona et le moi, entre le moi et l’inconscient, entre le monde extérieur et notre vie psychique, entre notre moi et notre altérité sexuelle inconsciente.

[…] Il vaut mieux se représenter ce jeu et cette opposition tragiques des contraires existant entre l’intérieur et l’extérieur en se disant qu’il s’agit au fond de l’énergétisme même inhérent à tout processus vital, et que cette opposition des contraires est inéluctable pour l’autorégulation. Aussi diverses que soient ces puissances contraires, dans leur apparence comme dans leur finalité, elles n’en veulent pas moins tout de même la vie de l’individu ; elles oscillent à partir d’un centre, la faisant osciller avec elles.

Précisément parce que ces tendances contraires sont secrètement et souterrainement en rapport les unes avec les autres, elles sont susceptibles de trouver leur accord dans une certaine moyenne, dans un certain compromis, qui, en quelque sorte nécessairement, sourd volontairement (Héraclite Dephëse. 1995. Les, Édition bilingue. texte Français de Michel Pouille. France. Comp’Act. p.97. fragment 51.) Involontairement de l’individu lui-même, ce dont ce dernier ne peut pas ne pas avoir une certaine prescience intuitive. (…) Ne pas tenir compte de cette intuition, s’en écarter et s’en éloigner, c’est faire fausse route, c’est s’engager dans la voie de l’erreur et, à plus où moins long terme, déboucher dans la maladie ? […]

Extrait d’un mémoire présenté à la Faculté des études supérieures de l’Université Laval, Barbara Gagné, 2001

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Café-philo du 5 avril 2006 au Gil bar à Poitiers

14 personnes présentes.

Sujets proposés :

  1. Suis-je toujours étranger du monde dans lequel je vis ? [10] sujet débattu
  2. Les barbares sont-ils aux portes de nos cités ? [3]

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10e anniversaire du café-philo au Gil bar à Poitiers

Le tout premier café-philo s’est déroulé en 1992 au café des phares place de la Bastille à Paris, créé bien malgré lui, la petite histoire le laisserait penser[1], par Marc Sautet. Quelques rares cafés-philo se sont ensuite crées dans sont sillage exclusivement à Paris.

La véritable éclosion eut lieu à partir de septembre 1995 et de l’opération parisienne des bistrots en fête où nous étions présents. Fin 1995, 12 cafés-philo se sont crées à Paris, 2 en banlieue, 10 en province dont le Gil Bar et 2 à l’étranger. On ne compte plus aujourd’hui les cafés-philo qui se créent, mais beaucoup des pionniers ont carrément disparu, ce qui fait qu’actuellement le café-philo du Gil Bar est l’un des plus anciens cafés-philo du monde !

Aujourd’hui nous avons à notre actif plus de 400 débats qui ont réunis plusieurs milliers de personnes (entre moins d’une dizaine à plus de 100.)

Le café-philo du Gil Bar a été présent dans de nombreuses actions dont les principales sont :

  • Aide à la création du café-philo aujourd’hui disparu de Saint-Maixent
  • Aide à la création du café-philo aujourd’hui disparu de Guérêt
  • Inspiration pour les cafés-philo de Niort, de Mlle (disparu), d’Angoulême (disparu ?)et de La Rochelle (disparu ?).
  • Création d’un café-philo aujourd’hui disparu au marché du dimanche matin des Couronneries à Poitiers.
  • Création d’un café-philo au Centre Socio-Culturel des 3 Cités
  • Création du mensuel l’Incendiaire (une trentaine de numéros) Aujourd’hui publié en ligne www.incendiaire.net
  • Participation au magazine philo-journalistique Socrate & C°
  • Création de sites internet (4)et de listes de discussions (3).
  • Investissement dans la philosophie avant la terminale à l’école (plus d’une cinquantaine de classes depuis 97).
  • Participation aux colloques internationaux des cafés-philo (Castres, 1999, 2000 ; Noisy le Grand, 2002) et des Nouvelles Pratiques (Paris, 2001 ; Rennes, 2002 ; Nanterre, 2003, Caen, 2004 et Poitiers, 2005)
  • 3 publications : Apprendre en philosophant, le point sur la méthode employée, édité par le CRDP de Poitou-Charentes devrait être publié en avril 2006[2]. Philosophie hors classe, une histoire du commencement des pratiques philosophiques avant la terminale, chez Manuscrit.com et Les cafés-philo vus de Poitiers, en cours de réalisation.
  • Coopération avec diverses associations (CIDF, AC !86, Génépi, Amnesty International, Toit du monde.) pour organiser des débats.
  • Création d’un café-philo des sciences mensuel en 2004-2005
  • Participation aux 3 sessions de la défunte Nuit philosophique

La méthode autogestionnaire

Dès le commencement des cafés-philo eurent lieu de fortes polémiques avec l’institution et les professeurs de philosophie mais aussi au sein même du mouvement entre différents « courants » ou « écoles » qui portaient en général sur la philosophicité de telles pratiques. A Poitiers, l’autogestion qui a été mise en œuvre progressivement en tâtonnant[3] et à l’occasion de ces polémiques, fait aujourd’hui du café-philo du Gil Bar l’un des lieux où on peut philosopher les plus originaux de la planète, reconnu, bien-sûr, nationalement, en particulier à Paris, Montpellier, à Toulouse, dans le Tarn et le Sud-Ouest, mais aussi internationalement, jusqu’en Corée, en Australie, au Pérou, au Canada et aux USA.

Le protocole mis en place est identifié comme étant l’un des 3 utilisés dans les cafés-philo (avec la méthode Sautet et celle de Tozzi) et l’un des 5 utilisés dans les classes (avec Lipman, Lévine, Tozzi, et le dialogue socratique).

Il se base sur l’égalité des participants par rapport aux règles et à la place, au pouvoir et à la parole, l’animateur s’étant transformé en simple distributeur de parole. On se place en cercle et le sujet n’est pas déterminé à l’avance mais choisi par le vote en début de séance parmi ceux proposés par les participants . Celui qui a proposé le sujet choisi l’introduit puis le débat peut commencer. Il consiste en une libre argumentation, un échange de points de vue respectant la parole de l’autre. Ainsi la parole ne se prend pas n’importe comment n’importe quand mais nous est donnée par un distributeur de parole qui est nommé avant de commencer. Il donne la parole dans l’ordre dans lequel elle est demandée, cela étant modulé par la priorité de ceux qui ont peu parlé sur ceux qui ont beaucoup parlé et la priorité à celui qui souhaite dire une blague. Il est même tout à fait possible d’assister au débat sans prendre la parole.

Philosopher pour nous s’appuie donc sur deux choses. D’abord, la revendication d’une exigence de philosophie par tous (et non pour tous !)[4], ensuite l’émergence d’une pensée (ou intelligence, dialogue, ou logos.) collective ou mutuelle[5].


[1] Cf. http://www.cafephiloweb.net/cpwt/liens2.htm

[2] Cf. http://pratiquesphilo.free.fr/docs/Com-Apprendre%20en%20philosophant.doc

[3] Cf. – Philosophe-t-on vraiment dans un café-philo ?. Article paru dans Comprendre le phénomène café-philo – Les raisons d’un succès mondial en 30 questions, ouvrage collectif sous la direction de Yannis Youlountas, préface d’Edgar Morin, éd. La Gouttière, 2002 http://www.cafephiloweb.net/cpwt/contrib/debat10.htm

  • Tout le monde peut-il philosopher ?. Article paru dans Comprendre le phénomène café-philo – Les raisons d’un succès mondial en 30 questions, ouvrage collectif sous la direction de Yannis Youlountas, préface d’Edgar Morin, éd. La Gouttière, 2002 http://www.cafephiloweb.net/cpwt/contrib/debat09.htm
  • A quoi peut bien servir un animateur dans un café-philo ? Diotime / l’Agora, n°19, septembre 2003. 

[4] Le nom même de l’association qui a émané du café-philo, qui a pour but de promouvoir la philosophie dans des lieux où elle n’est pas encore présente (Voir le site de l’association : philopartous.org ), en particulier dans les cafés (Voir le site du e-zine Café-PhiloWeb : www.cafephiloweb.net ), et dans la cité, mais aussi au sein même du système scolaire (Voir le site « pratiques-philosophiques » www.pratiques-philosophiques.net ).

[5] voir les articles : Fait-on de la philosophie dans les cafés-philo ? dans Diotime/l’Agora, n°3 ; Contribution à l’histoire du mouvement des cafés-philo poitevin 1989 – 1997 (http://cafephiloweb.free.fr/cpwt/contribu.htm) ; et Cafés-philo : pourquoi la philosophie est-elle devenue si populaire ? (https://philopartous.org/apptt/pourq2.htm).

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Café-philo du 29 mars 2006 au Gil bar à Poitiers

17 personnes présentes.

Sujets proposés :

  1. Les livres peuvent-ils nuire à notre bien-être ?[8]
  2. L’histoire nous apprend t-elle à vivre ? [4]
  3. D’où viennent nos esprits ? [5]
  4. L’important est-il d’être constant ? [8]
  5. La réalité dépasse-t-elle toujours la fiction ? [9] sujet débattu

Tout le monde sait à peu près ce qu’est mentir. Chacun trace la frontière entre ce qu’il vit et ce qu’il invente. Même pour la fiction, qui prête à bien des discussions depuis quelques dizaines de siècles, il est possible de s’accorder sur une définition minimale comme « création, invention de choses imaginaires, irréelles » (Larousse, 1996). D’où vient alors que, dès qu’intervient l’image, nos certitudes vacillent ? Les uns affirment sans ambages que les images mentent, les autres qu’elles sont manipulées, d’autres que, dès qu’il y a récit, il y a fiction.

D’où vient la fiction, s’agissant de l’image animée ? De l’image elle-même ? De ses utilisateurs ? Du récit ? Pour répondre à cette question, il faut interroger aussi bien les façons dont nous regardons les images que les croyances qui s’y rattachent. Dans un premier temps, de l’examen des divers sens que l’on donne au terme « fiction » depuis Platon se dégagent trois figures – l’imitateur, le menteur, le faussaire -, qui révèlent aussi trois façons pour les images d’être signes.

Cette classification n’est pourtant pas qu’un premier pas pour comprendre comment réalité et fiction s’entrecroisent sur nos écrans depuis quelques années : qu’il s’agisse de la retransmission télévisée en direct du 11 Septembre, de Blair Witch ou, encore, de la télé-réalité, les fluctuations de la réception ont montré que les croyances jouent un rôle bien plus déterminant que les savoirs sur l’image dans son interprétation. Comment se structurent ces croyances, que visent directement les promesses que font au public les producteurs et les diffuseurs par le biais de la publicité et de la promotion ? Pour répondre à cette question, on se propose, dans un second temps, d’explorer les mondes de l’image qui construisent le terrain commun à la conception, la structuration et la réception des documents audiovisuels.

François Jost est théoricien de l’image et professeur à la Sorbonne-Nouvelle – Paris-III.

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